02 mars 2010 ~ 0 Commentaire

La réalisation des objectifs de réduction de CO2 conditionnée à une transformation radicale du marché

Seule une évolution radicale des conditions de marché, telle qu’une forte hausse du prix du baril, permettra d’atteindre les objectifs de réduction de CO2 fixés par la Commission européenne à horizon 2020, démontrent différents scenarii posés par le Bipe. La Commission européenne impose aux constructeurs de ramener la moyenne des émissions de CO2 de leurs véhicules neufs vendus dans l’Union à 120 g de CO2/km d’ici 2015* et à 95g en 2020 (contre 159 grammes/km en 2005). Mais la réalisation de ce dernier objectif ne pourra être le résultat que d’une large palette de facteurs entraînant un changement radical de la demande, démontrent les études prédictives du Bipe. En effet, les différentes hypothèses posées par son Club des énergies nouvelles dans les transports terrestres**, révèlent que seul un scenario*** posant des conditions de marché en totale « rupture » avec celles du marché actuel permettrait d’orienter les acheteurs vers des véhicules à énergie alternative. Or, un développement des ventes en masse de ces véhicules est ici une condition sine qua non à la réalisation des objectifs fixés par la Commission pour 2020 (en supposant toutefois que les constructeurs ne parviennent pas à réduire de façon draconienne les émissions de CO2 des moteurs thermiques). Dans le cadre du scenario de rupture retenu par le Club du Bipe, plusieurs facteurs encouragent le développement des véhicules électriques et à énergie alternative. Le Club retient notamment dans ce scénario un prix du baril convergent vers 400 dollars, la mise en place de politiques dissuasives à l’usage de la voiture (péages urbains, création d’éco-quartiers, etc.), une plus forte autonomie des batteries destinées aux véhicules électriques (500 km) et un développement significatif des infrastructures d’électromobilité (bornes de recharge, stations d’échanges des batteries…). Dans ce contexte, en 2020, 43% des immatriculations de véhicules neufs concernent des véhicules à énergie alternatives (électrique, hybride, GNV+GPL, flexfuel et hydrogène), contre 17% en 2015. La part des véhicules électriques atteint même 15% des ventes. A titre de comparaison, avec des hypothèses retenant notamment un prix du baril à 200 dollars, des incitations fiscales à l’achat de véhicules électriques et hybrides, une autonomie des batteries de 250 km et le développement de services de véhicules partagés, le taux moyen d’émission de CO2 des immats en 2020 est d’environ 105 g, soit 10 g de plus que l’objectif.

Emilie Binois20091008cvevent2009small.jpeg

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