18 mai 2011 ~ 0 Commentaire

SOMMES-NOUS EN TRAIN DE NAGER DANS LE FAUX?

Qui a peur du réchauffement ?

par Christian Laurut (son site) lundi 9 mai 2011  

SOMMES-NOUS EN TRAIN DE NAGER DANS LE FAUX? dans POLLUTION andromede-51722Test n°1 : prenez un grand verre et remplissez le à moitié d’eau (salée ou non), puis versez y autant de glaçons que vous voulez. Prenez ensuite un double décimètre et mesurez la hauteur du niveau d’eau. Revenez quelques heures plus tard et mesurez à nouveau le niveau d’eau après que tous les morceaux de glace aient fondus. Vous constaterez naturellement que celui-ci n’a pas varié d’un millimètre.

Test n°2 : prenez un micro factice, une mine de journaliste de FR3 et postez vous à la sortie d’une grande surface de votre ville. Proposez aux ménagères (hommes ou femmes) de moins de cinquante ans dirigeant à grand peine leur caddie rempli des produits de l’agriculture industrielle vers leur véhicule à combustion fossile, de participer à un sondage bidon en leur posant cette question toute simple : « pensez vous madame/monsieur que si les banquises des pôles nord et sud se mettent fondre sous l’effet du réchauffement climatique que nos scientifiques incontestables ont programmé, ceci va provoquer une élévation du niveau des océans et que certaines régions vont être ainsi englouties à tout jamais sous les flots ? ». Vos sondés répondront naturellement tous en cœur par l’affirmative.

Ce petit scénario à peine caricatural illustre parfaitement l’un des aspects mystificateurs, parmi tant d’autres, des propagandistes du concept du « global warming ». En laissant croire au public que banquise = calotte glaciaire, en juxtaposant les images d’énormes icebergs se détachant de la banquise avec celles de catastrophes dévastatrices, les géniteurs du mythe ont réussi à convaincre la planète entière de l’imminence de leur désastre annoncé. Car il est un fait, physiquement incontestable, que même si toute la banquise (c’est à dire les parties de mer gelée) se mettait à fondre, cela n’élèvera pas d’un millimètre le niveau des océans du globe. Il n’en va pas de même, bien sûr de la couche de glace recouvrant les terres. Or, jusqu’à nouvel ordre cette glace continentale, ou calotte glaciaire, ne fond pas vraiment, l’Antarctique étant même en train de se refroidir selon le dernier rapport de synthèse 2007 du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) organisme onusien pourtant grand prêtre des réchauffistes, référentiel du protocole de Kyoto et donneur de leçons aux décideurs du monde entier  : « Il est probable que tous les continents, à l’exception de l’Antarctique, ont généralement subi un réchauffement anthropique marqué depuis cinquante ans (p.40) ». « Selon les études actuelles fondées sur des modèles globaux, la nappe glaciaire antarctique restera trop froide pour qu’une forte fonte puisse se produire en surface, et sa masse augmentera même en raison de l’augmentation des chutes de neige (p.48) ».(Pour consulter le rapport complet voir : http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/syr/ar4_syr_fr.pdf).

Une autre idée fausse (ou inexacte si l’on préfère) s’immisçant gentiment dans l’esprit du grand public sans que les scientifiques si prompts à redresser les contestations dérangeantes ne réagissent, est celle que les dégagements d’oxyde de carbone équivalent à une pollution et que par conséquent le CO2 est toxique. Ceci est en effet largement abusif puisque le CO2 joue un rôle important dans les procédés vitaux des plantes et des animaux, telle que la photosynthèse et la respiration.

Ces petites mises au point, bien entendu, ne seront certainement pas de nature à refroidir les réchauffeurs, qui, à n’en pas douter, démentiraient toute implication dans la diffusion de ces idées malignes (pourtant très répandues) si d’aventure quelque esprit mal intentionné ne se risquait à les en rendre responsables. Ce remarquable oecuménisme scientifique, fait majeur de ce début de siècle, s’est d’autant plus facilement installé dans l’inconscient collectif des masses qu’il apparaît comme étant délibérément tourné vers le souci du bien-être de la race humaine et totalement exonéré d’intentionnalités bassement politiciennes, honteusement glorificatrices, ou même vilement mercantiles. Or, la réalité est bien différente !

Sachez tout d’abord que les propos que vous lisez ne sont pas ceux d’un négationniste, dans la mesure où le terme négationnisme définirait un comportement tendant à nier a posteriori des événement s’étant déroulés dans le passé et ayant été incontestablement établis depuis par des preuves irréfutables (témoignages, photos, films, etc…). Or, parlant ici d’événement putatifs n’étant pas encore survenus, il ne serait pas adapté de parler de négationnisme, mais plutôt d’hérésie, si nous considérons bien entendu que la religion réchauffiste, dont l’évangile est constitué par les rapports du GIEC et le chef d’église représenté par Mr. Al Gore, impose sa pensée scientifique au monde entier de la même manière les docteurs de l’Église catholique imposèrent en 1620 la censure des thèses de Galilée. Pour ce qui concerne cette nouvelle religion officielle mondiale du « réchauffement climatique », deux éléments sont à étudier et méditer avec circonspection :

  1. La communauté scientifique internationale est loin d’être unanime sur le concept
  2. Les tenants du concepts sont loin d’être exempts d’arrière pensées politiques, glorificatrices ou mercantiles (voir mon article précédent : Gare ! Un hulot peut en cacher un autre)

Pas d’unanimité sur le réchauffement :

Malgré l’accaparement du concept par les médias capitalistes traitant de la lutte contre le réchauffement comme du combat du siècle, le nombre des scientifiques « climato-sceptiques » reste très élevé, augmente tous les jours et dépasse même le nombre des partisans du GIEC. C’est ainsi que 31.000 personnalités ont déjà signé l’ « Oregon Petition », dont des Prix Nobel, Ph.Ds., lauréats de nombreux prix ou auteurs d’articles majeurs, pour déclarer qu’ils sont sceptiques, non pas sur la réalité constatée d’un réchauffement modéré depuis 50 ans, mais sur la probabilité d’un réchauffement climatique exceptionnel dans les décennies à venir, ou sur la certitude de son origine humaine ou encore moins sur le fait qu’il ait des conséquences négatives. En 2007, Le patron de la NASA Michael Griffin a même affirmé qu’il n’était pas certain que le réchauffement climatique soit un problème qu’il soit nécessaire de combattre. « Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il y a une tendance au réchauffement du climat de la planète » – a-t-il déclaré sur la radio publique nationale (NPR) - « mais je ne suis pas sûr qu’il soit exact de dire qu’il s’agit d’un problème contre lequel nous devons lutter ».

Les déclarations même des membres du GIEC sont souvent en deçà des propos que les médias ou les décideurs capitalistes leur prêtent. Ainsi Jean Jouzel, vice président du GIEC déclare le 19 mars 2010 dans Le Figaro à l’occasion de la sortie du livre « Le Mythe climatique » du climato-sceptique Benoit Rittaud : « Attention aux confusions. On ne dit en aucune manière que 90% du réchauffement récent est lié aux activités humaines comme on l’entend trop souvent. Nous disons qu’il y a neuf chances sur dix pour qu’une large part de ce réchauffement soit lié aux activités humaines »….. « on n’a jamais dit que le CO2 était à l’origine du réchauffement. Ce que l’on dit c’est qu’une fois qu’il a commencé à augmenter en Antarctique et dans l’océan austral, il y a très largement participé ».

Nous sommes donc bien en présence de deux thèses opposées, ou plus exactement de deux paradigmes climatiques, dont aucun des deux ne repose sur des certitudes scientifiques absolues, mais dont l’un s’apparente à une croyance religieuse prédictionelle, version moderne des 4 cavaliers de l’Apocalypse, alors que l’autre se rattache à un courant agnostique qui se refuse à entériner des conclusions non vérifiées. Dès lors la mauvaise foi des premiers est mise en évidence par un discours culpabilisant et simplificateur envers les seconds, à savoir que toute personne qui met en doute les conclusions du GIEC est une personne qui nie le réchauffement climatique (négationniste). Or, on peut très bien avoir signé l’Oregon Petition et ne pas nier une élévation constatée de la température au sol de puis 50 ans. La vraie question ne réside pas dans le rabâchage de cette évidence, mais dans les interrogations dérivées suivantes : « Cette élévation va t’elle durer ? Combien de temps ? Jusqu’à quel niveau ? Et avec quelles conséquences fastes ou néfastes ? Quelle(s) est (sont) la (les) raison(s) de ce réchauffement ? Le gaz carbonique anthropique en est il réellement la cause ? Si oui, est il le seul responsable ? »….. Ce catalogue d’incertitudes marque le clivage entre les deux courants scientifiques qui s’affrontent, mais dont seul celui du GIEC est relayé par les médias et la classe politique, constituant de fait l’évangile officiel de la nouvelle église scientifique internationale. Malgré les affirmations péremptoires des réchauffistes qui débutent immuablement chacune de leurs démonstrations par la phrase « tous les experts s’accordent à dire que… » force est de constater que l’unanimité scientifique est loin d’être acquise aux thèses du GIEC.

Toutefois, même un agnostique convaincu (si je peux me permettre cet oxymore), ne peut écarter totalement la possibilité de la survenance réelle de l’un des scénarii élaboré par le GIEC, voire du plus néfaste. Dès lors, sans pour autant en être certain, ce même agnostique pourrait considérer qu’il existe un « doute raisonnable » sur le fait que les émissions de CO2 de la société industrielle risquent d’avoir une incidence sur le climat susceptible de provoquer éventuellement des difficultés de fonctionnement ultérieur pour cette même civilisation industrielle ainsi que des perturbations sensibles au sein des populations. Admettons un instant, par pure hypothèse d’école, que cet incroyant fâcheux fasse le choix raisonné, dans le doute, de prendre en compte l’hypothèse d’une élévation de température de 3 degrés (chiffre médian des modélisations du GIEC) générée par les émissions anthropiques de CO2 d’ici 2100 et prenne ainsi le parti de se déplacer sur le même terrain que les réchauffistes militants afin de proposer des réponses alternatives à leur programme de réduction du CO2, qui, je le rappelle, peut se résumer par leur slogan espérantiste : « In Tax We Trust ».

Cet individu pourrait proposer, au choix :

Option 1 : Ne rien faire en partant du principe que nos émissions de GES (gaz à effet de serre) viennent essentiellement de la combustion des carburants fossiles et de l’agriculture intensive (c’est à dire de l’utilisation des engrais et dérivés du pétrole), et qu’il semble logique d’envisager une diminution des ces mêmes émissions à partir de la date où la production d’hydrocarbures viendra à diminuer par suite de l’épuisement des gisements, c’est à dire dans quelques années à peine. Bizarrement le GIEC n’a pas prévu cette objection et il est symptomatique de constater que dans les ses foisonnants rapports, les termes « déplétion », « pic pétrolier », ou « pic de Hubbert » n’apparaissent pas une seule fois. JM. Jancovici (éminence grise de N.Hulot), par contre, a déjà anticipé l’argument et rétorque par avance que la concentration de CO2 ne va pas diminuer immédiatement après le déclin du pétrole mais un siècle après, compte tenu d’un phénomène d’inertie climatique. C’est effectivement un peu embêtant pour la génération immédiate, mais cela commencera quand même à aller déjà mieux au 22ème siècle, c’est à dire demain matin sur la pendule du temps planétaire !……

Option 2 : Ne rien faire en partant du principe que l’homme a voulu la civilisation industrielle et qu’il s’est engagé dans cette voie en tant qu’individu responsable. Le pétrole nous a été légué par dame nature pour que nous en usions à notre guise et il n’y aucune raison pour qu’une soi-disant élite intellectuelle ou scientifique exerce un pouvoir totalitaire sur le bas peuple en se fondant sur l’intime conviction de savoir mieux que lui ce qui est bon pour lui. Les pouvoirs despotiques, héréditaires ou religieux ont connu le sort que l’on sait dans nos sociétés développées et nous n’allons pas remettre en les mains d’une nouvelle ploutocratie du savoir nos destinées mortelles. Chacun est libre de s’appliquer à lui même les valeurs auxquelles il croit et personne n’a le monopole de la vertu. Il est tout à fait loisible à chacun de réduire ses propres émissions de CO2 s’il est fermement persuadé que cela est mauvais pour lui, sa descendance et ses compatriotes. Celui qui écrit ces lignes ne possède pas de voiture, utilise le vélo et le bus pour ses déplacements en ville, ne consomme pas de produits de l’agriculture et de l’élevage industriels et limite la température de son appartement à 18° l’hiver, mais il respecte tout autant celui qui prend son auto pour aller acheter son pain, mange de la viande de batterie et se balade en slip dans son loft de 200m² en janvier. Et si d’aventure quelque ardent défenseur du mode de vie énergivore venait à le railler, le rédacteur, paraphrasant Voltaire, rétorquerait à ce pauvre égaré : « Vous proférez monsieur des sottises énormes, mais jusques à la mort je me battrais pour qu’on vous les laissât tenir ».

Option 3 : Ne rien faire en partant du principe que cela fait déjà 7 millions d’années que l’homme est habitué à ce qu’on lui prédise la chute du ciel sur sa pauvre tête, en affirmant, de surcroît et à chaque fois, que cette fois-ci c’est la bonne….. Durant la préhistoire, l’homme de Néanderthal tremblait à chaque éclipse ou passage de comète, pendant l’Antiquité le chantage au cataclysmes et apocalypses divers fut même institué en mode de gestion par les pouvoirs spirituels ou politiques, sous l’Ancien Régime les vocations aux gémonies et autres feux de l’enfer constituaient le quotidien des promesses délivrées au petit peuple, et avec l’avènement de la civilisation industrielle les nouveaux prêtres scientifiques ne font que réutiliser la même recette en l’adaptant à la donne du jour.

La tentation totalitaire se manifeste chaque jour un peu plus, aussi bien du côté des militants sincèrement convaincus de la proximité d’une catastrophe climatique que de celui des « green businessmen » hypocrites n’y croyant pas une seconde. A ces deux castes de planificateurs obsessionnels, de taxeurs endémiques, et de réglementaristes indécrottables, je suggérerais de se pencher plutôt sur les modalités du prochain grand carrousel cosmique qui nous attend lorsque notre galaxie, la Voie Lactée, entrera en collision avec celle d’Andromède vers laquelle elle se dirige tout droit (fait incontestable recueillant l’unanimité scientifique). Là, ça risque de chauffer !….

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