05 juillet 2011 ~ 2 Commentaires

CHEZ NOUS CA TARDE TOUJOURS A VENIR.

L’Autorité de la concurrence enquête sur le marché de l’entretien et de la réparation

L’Autorité de la concurrence a annoncé qu’elle lançait une enquête sur le marché de la réparation pour tenter d’identifier les verrous à l’existence d’une concurrence effective et efficace dans ce secteur.

 

Constatant une forte hausse des prix enregistrés sur le marché de la réparation et de l’entretien, l’Autorité de concurrence a annoncé qu’elle lançait une enquête sectorielle.
« Depuis la fin des années 1990, les prix de l’entretien et de la réparation automobile ont augmenté de 35%, soit deux fois plus que l’inflation« , note l’Autorité de concurrence. Le prix des seules pièces détachées,  qui représentent près de la moitié du coût de réparation, a bondi de 30% entre 2000 et 2009. « Cette inflation des tarifs s’est traduite pour les Français par une hausse de leurs dépenses de réparation et d’entretien de plus de 50%« , souligne l’Autorité de concurrence.
Si cette flambée des prix peut être expliquée en partie par le renchérissement des matières premières et de la main d’œuvre, elle peut également être le résultat d’un manque de concurrence sur le marché, estime l’autorité.
Elle relève notamment que les réseaux constructeurs détiennent 80% de parts de marché sur l’entretien des voitures de moins de deux ans malgré les avancées apportées par le règlement européen de 2002 sur la question de la garantie.
Son enquête visera donc à identifier les freins potentiels à une concurrence efficace entre les réseaux constructeurs et les acteurs indépendants sur le marché de l’après-vente. Elle permettra de déterminer si les conditions d’accès aux informations techniques et aux pièces détachées offertes aux indépendants sont suffisantes ou encore, si les équipementiers bénéficient de conditions d’accès équivalentes aux réseaux de distribution de pièces.a5.jpg

La fin des pièces captives ?
Par ailleurs, l’Autorité de la concurrence concentrera une partie de son enquête sur le marché des pièces captives (carrosserie, éclairage, etc.). « Si ce marché a été libéralisé dans certains pays comme la Belgique, l’Espagne, l’Italie, ou –en fait- l’Allemagne, avec à la clé des différentiels de prix importants entre les pièces commercialisées par les constructeurs et celles commercialisées par des fournisseurs alternatifs, tel n’est pas le cas en France« , explique l’Autorité de la concurrence.
Selon une récente étude menée par l’association UFC- Que Choisir – et dont les retombées médiatiques ont certainement encouragé l’Autorité de la Concurrence à se saisir de ce dossier-, ces différentiels de prix oscillent entre 27 et 42%.
« L’Autorité étudiera l’impact que cette clause peut avoir sur le marché de la réparation et fera les recommandations qui lui paraissent justifiées« , indique-t-elle. Son objectif étant de déterminer si oui ou non la protection dont bénéficient ces pièces en France se justifie toujours.
Le résultat de l’enquête est attendu pour mars 2012. si les conclusions étaient favorables à une libéralisation du marché des pièces de carrosserie, cela permettrait de faire évoluer un dossier (la clause de réparation) enterré depuis quatre ans dans les tiroirs du conseil des ministres européens. L’adoption de cette directive nécessite en effet le vote du conseil des ministres européens. Les députés européens eux se sont rangés du côté d’une libéralisation du marché en 2007. Si le Conseil des ministres adopte en l’état la directive adoptée par le Parlement, les constructeurs bénéficieront en outre d’une période transitoire de cinq ans pour une libéralisation complète du marché de la pièce de carrosserie.
Emilie Binois 

2 Réponses à “CHEZ NOUS CA TARDE TOUJOURS A VENIR.”

  1. L?AUTORITE DE LA CONCURRENCE FACE AU MARCHE DE LA REPARATION

    5 juillet

    Constatant une forte hausse des prix sur le marché de la réparation et de l?entretien, l?Autorité de la concurrence lance une enquête pour identifier les verrous à l?existence d?une concurrence effective et efficace dans ce secteur. « Depuis la fin des années 1990, les prix de l?entretien et de la réparation automobile ont augmenté de 35 %, soit deux fois plus que l?inflation », note l?Autorité de concurrence. Le prix des seules pièces détachées, qui représentent près de la moitié des coûts de réparation, a progressé de 30 % entre 2000 et 2009. « Cette inflation des tarifs s?est traduite pour les Français par une hausse de leurs dépenses de réparation et d?entretien de plus de 50 % », souligne-t-elle. Si la flambée des prix peut être expliquée en partie par le renchérissement des matières premières et de la main-d??uvre, elle peut également être le résultat d?un manque de concurrence sur le marché, estime l?Autorité. Elle relève notamment que les réseaux constructeurs détiennent 80 % de parts de marché sur l?entretien des voitures de moins de deux ans, en dépit de l?évolution du règlement européen de 2002 sur la question de la garantie. Son enquête visera donc à identifier les freins potentiels à une concurrence efficace entre les réseaux constructeurs et les acteurs indépendants sur le marché de l?après-vente. Elle permettra de déterminer si les conditions d?accès aux informations techniques et aux pièces détachées offertes aux indépendants sont suffisantes, et si les équipementiers bénéficient de conditions d?accès équivalentes aux réseaux de distribution de pièces.

    L?Autorité de la concurrence concentrera une partie de son enquête sur le marché des pièces captives (carrosserie, éclairage, etc.). « Si ce marché a été libéralisé dans certains pays comme la Belgique, l?Espagne, l?Italie, ou l?Allemagne, avec à la clé des différentiels de prix importants entre les pièces commercialisées par les constructeurs et celles commercialisées par des fournisseurs alternatifs, tel n?est pas le cas en France », explique l?Autorité de la concurrence. Selon une récente étude menée par l?association UFC-Que Choisir, ces différentiels de prix oscillent entre 28 % et 42 %. « L?Autorité étudiera l?impact que cette clause peut avoir sur le marché de la réparation et fera les recommandations qui lui paraissent justifiées », indique-t-elle. Son objectif étant de déterminer si la protection dont bénéficient ces pièces en France se justifie toujours. Le résultat de l?enquête est attendu pour mars 2012. Si les conclusions étaient favorables à une libéralisation du marché des pièces de carrosserie, cela ferait évoluer le dossier de la clause de réparation, que le Conseil des ministres européens laisse en sommeil depuis quatre ans (les eurodéputés se sont exprimés en faveur d?une libéralisation du marché en 2007). L?adoption de cette directive nécessite en effet le vote du Conseil des ministres européens. Si le Conseil des ministres adopte en l?état la directive adoptée par le Parlement, les constructeurs bénéficieront d?une période transitoire de cinq ans pour assurer une libéralisation complète du marché des pièces de carrosserie. (MONDE, ECHOS, FIGARO, AUTOACTU.COM 5/7/11)

  2. assurance auto fonctionnaire 28 août, 2011 à 21:08

    C’est une très bonne chose que la concurrence soit loyale dans le secteur. Cela profitera à l’économie en général et aux automobilistes en particulier.


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