26 septembre 2011 ~ 0 Commentaire

Carburant : osez l’essence

Carburant : osez l'essence dans AVIS D'EXPERT 19083essence_headerphotoL’attrait financier du Diesel est profondément ancré dans les mentalités en France. Pourtant, il reste souvent plus avantageux d’opter pour le sans-plomb.

Sur l’atypique marché français, où le gazole est devenu en quelques décennies le carburant par défaut en raison d’une fiscalité avantageuse, les adeptes de l’essence font aujourd’hui encore trop souvent figure d’extraterrestres. Pourtant, contrairement aux idées reçues, le « mazout » n’est réellement intéressant que pour les très gros rouleurs.

Certes, à puissance égale, un Diesel consomme une quantité moindre d’un carburant dont le litre est environ 20 cts/l moins cher. Dans les faits, cet avantage se traduit plus par un confort psychologique à la pompe que par une réelle économie. Selon les modèles, on considère en effet qu’il faut rouler entre 15 et 20 000 km par an pour amortir le surcoût à l’achat d’un Diesel, ce qui devrait exclure d’office bon nombre de citadines mazoutées appelées à ne jamais quitter les centres-villes.

Dépasser les idées reçues

Cela sans même envisager les autres coûts d’usage. Celui de l’assurance, corrélé au prix de vente supérieur du véhicule (en contrepartie, le Diesel tiendra évidemment mieux la cote en occasion) ; celui de l’entretien, généralement largement à l’avantage de l’essence en raison des plus fortes contraintes mécaniques liées aux moteurs turbo-Diesel modernes, de la complexité de ces derniers et de la vulnérabilité de certains de leurs composants (vanne EGR, FAP). Sur ce dernier point, concédons que le phénomène de downsizing des moteurs essence et leur technicité croissante (réduction des cylindrées, généralisation de la suralimentation et de l’injection directe) va sans doute réduire l’écart dans les prochaines années.

Indépendamment de ces aspects purement matériels (ou des préférences en matière d’agrément de conduite), le choix d’un moteur essence relève aujourd’hui de l’éco-citoyenneté lorsque le Diesel ne se justifie pas financièrement. Les filtres à particules ont beau avoir été rendus obligatoires par la norme Euro 5 (éradiquant ainsi le Diesel sous le capot de la plupart des micro-citadines, génératrices de trop faibles marges pour être rentables à dépolluer), tandis que les pièges à NOx se développent, ces deux types de rejets restent présents et directements nocifs pour la santé humaine. Même au chapitre des émissions de CO2 (nuisibles « seulement » à la couche d’ozone, et non directement toxiques), moindres par nature sur les motorisations Diesel, l’essence est en passe de combler l’écart grâce au downsizing ainsi qu’aux progrès spectaculaires des transmissions à double embrayage.

L’attrait financier du Diesel est profondément ancré dans les mentalités en France. Pourtant, il reste souvent plus avantageux d’opter pour le sans-plomb.

Sur l’atypique marché français, où le gazole est devenu en quelques décennies le carburant par défaut en raison d’une fiscalité avantageuse, les adeptes de l’essence font aujourd’hui encore trop souvent figure d’extraterrestres. Pourtant, contrairement aux idées reçues, le « mazout » n’est réellement intéressant que pour les très gros rouleurs.

Certes, à puissance égale, un Diesel consomme une quantité moindre d’un carburant dont le litre est environ 20 cts/l moins cher. Dans les faits, cet avantage se traduit plus par un confort psychologique à la pompe que par une réelle économie. Selon les modèles, on considère en effet qu’il faut rouler entre 15 et 20 000 km par an pour amortir le surcoût à l’achat d’un Diesel, ce qui devrait exclure d’office bon nombre de citadines mazoutées appelées à ne jamais quitter les centres-villes.

Dépasser les idées reçues

Cela sans même envisager les autres coûts d’usage. Celui de l’assurance, corrélé au prix de vente supérieur du véhicule (en contrepartie, le Diesel tiendra évidemment mieux la cote en occasion) ; celui de l’entretien, généralement largement à l’avantage de l’essence en raison des plus fortes contraintes mécaniques liées aux moteurs turbo-Diesel modernes, de la complexité de ces derniers et de la vulnérabilité de certains de leurs composants (vanne EGR, FAP). Sur ce dernier point, concédons que le phénomène de downsizing des moteurs essence et leur technicité croissante (réduction des cylindrées, généralisation de la suralimentation et de l’injection directe) va sans doute réduire l’écart dans les prochaines années.

Indépendamment de ces aspects purement matériels (ou des préférences en matière d’agrément de conduite), le choix d’un moteur essence relève aujourd’hui de l’éco-citoyenneté lorsque le Diesel ne se justifie pas financièrement. Les filtres à particules ont beau avoir été rendus obligatoires par la norme Euro 5 (éradiquant ainsi le Diesel sous le capot de la plupart des micro-citadines, génératrices de trop faibles marges pour être rentables à dépolluer), tandis que les pièges à NOx se développent, ces deux types de rejets restent présents et directements nocifs pour la santé humaine. Même au chapitre des émissions de CO2 (nuisibles « seulement » à la couche d’ozone, et non directement toxiques), moindres par nature sur les motorisations Diesel, l’essence est en passe de combler l’écart grâce au downsizing ainsi qu’aux progrès spectaculaires des transmissions à double embrayage.

http://www.autonews.fr/Dossiers/Votre-quotidien/essence-diesel-279675/

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